Dominic Morissette, réalisateur des Chroniques afghanes et participant au projet PIB de l’ONF, nous a fait part de ses expériences et de ses voyages inoubliables. Ancien étudiant en photographie au cégep et en sciences politiques à l’université, il a complètement changé sa vocation. Étant un passionné de voyage et de la rencontre avec autrui, il désirait en témoigner. Mais, il y avait un certain manque avec la photographie, notamment le son. C’est pour cette raison qu’il s’est tourné vers le documentaire.
Ses premier pas
En 2000, il réalise son premier documentaire, qui porte sur la pêche sur la Côte canadienne et en Asie. Ce dernier fut réalisé avec l’aide de la SODEC, qui contribue au financement des projets de jeunes réalisateurs. J’ai trouvé cette référence très intéressante, car cette organisation m’était inconnue jusqu’à ce jour. Cette dernière n’impose aucune contrainte, contrairement à la télévision et aux diverses organisations professionnelles. Dominic dit de la SODEC d’être une excellente porte d’ouverture dans ce milieu.
Sa vision de l’Afghanistan
Il a eu la chance d’aller de nombreuses fois en Afghanistan afin de réaliser un documentaire, Chroniques afghanes. À cette époque, Alternative cherchait un formateur en photo et en vidéo et il a tout de suite saisit l’opportunité. L’objectif était de montrer un autre point de vue que celui des médias, en montrant une vision au quotidien, à la hauteur des individus. Ce que je trouve très captivant, car on entend généralement que du mal de ce pays qui est en guerre. Avec son documentaire, il a transmis son expérience et sa vision subjective de ce pays, qui nous faisait pourtant tous peur.
Code d’éthique
Dans les documentaires, on retrouve parfois de la mise en scène, mais où s’arrête donc la frontière entre la vérité et le mensonge? D’après lui, ça diffère selon chaque personne. Selon son code d’éthique et ses limites. Il a conté une anecdote de lorsqu’il est allé en Haïti, peu de jours après l’horrible séisme en avril 2010. Il disait ne pas être capable de profiter de la détresse des Haïtiens afin de les photographier, contrairement à d’autres. Notamment parce qu’il se mettait à leur place. Je trouve cette réflexion très pertinente. Je ne me suis jamais retrouvée dans une situation semblable, mais je crois que je ne serais pas capable.
Contraintes du métier
Il y a plusieurs contraintes qui s’imposent dans la réalisation d’un documentaire, comme l’argent et le choix du sujet. Il faut trouver quelqu’un qui veut financer le projet, et ça, c’est de plus en plus difficile à trouver. Puis, il faut trouver un sujet qui plaira au diffuseur, un sujet pertinent, qui va rejoindre le public. Malgré le titre de la conférence, il n’a pas parlé des contraintes plus que ça.
J’ai trouvé cette conférence très enrichissante. Elle m’a permis de mieux connaitre les enjeux ainsi que la réalité du métier. Dominic a terminé la conférence en disant que c’est le plus beau métier du monde. Pour ce qui est de l’argent, ce n’est pas le summum, mais ça ne le dérange que peu, car il adore ce qu’il fait et il vit réellement sa passion.


